Alliance Divine

Cartes et livret entièrement bilingues (français-anglais)

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Thé-au-logis avec mes chats

le « dernier-né » des ouvrages de Louise !

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Si une langue est un voyage de l’âme, je me suis incarnée en ce monde avec une valise !  Partie d’une contrée qui s’appelle « l’anglais », j’arrive à une autre, celle du français.  Sur la page je trouve ma patrie, quelle que soit l’expression choisie.  J’aime ce qui s’y passe : cette rencontre trinitaire de l’auteur, du lecteur et de la page qui nous rassemble. Ainsi se réalise le mystère, constamment renouvelé, de nos retrouvailles, grâce au médium insaisissable de la conscience, où vogue la pensée.  Je remercie tous ceux qui acceptent d’entrer dans ce partage avec moi.

Louise Thunin, née aux Etats-Unis, est auteur bilingue.  Elle a publié des nouvelles, des romans et des livres-témoignage de son activité en tant qu’aumônier, dans un établissement pénitentiaire pour hommes. Louise à créé un « oracle » psycho-spirituel, Alliance divine, cartes de sagesse biblique, accompagnées d’un livret explicatif. La présentation en est entièrement bilingue.  Ce jeu, aux illustrations frappantes, est unique en son genre. On peut l’utiliser seul ou en groupe.

CRIME A L’ATELIER d’ECRITURE

Virginia finissait de taper l’e-mail de rappel à toutes les copines de l’atelier d’écriture pour leur rencontre de septembre.  Elle l’adressa à tout le groupe : Mary Godwin Shelley, Agatha Christie,  Jane Austen, Mary Higgins Clark, Amélie Nothomb, Christine Angot et Maylis de Kérangal.  C’était un groupe bilingue, et Virginia en était fière.  Elle, Virginia, était la reine de l’auto-édition en Angleterre, et son mari imprimait les exemplaires de ses œuvres, mais bon, sous son nom de femme mariée, soit son nom à lui, Woolf. Il y avait encore quelques progrès à faire en la matière. Les autres avaient réussi à trouver des éditeurs, et féministe qu’elle était, Virginia était très fière de ses co-écrivaines.    Il était prévu qu’elles se retrouvent le 28 septembre chez Agatha à Londres.  Elles aimaient bien aller chez Agatha, dont les five o’clock étaient toujours au poil.

Quelque-chose d’ancien

         Sa fille se mariait.  Mary, son unique, sa chérie. Sarah frissonnait à l’idée.  Non pas parce qu’elle ne souhaitait pas que Mary se marie, mais parce qu’elle ne voulait pas qu’elle épouse ce…comment dire, ce manipulateur, cet affabulateur…de James Bentley. Joli nom quand même, et le jeune homme laissait entendre qu’il descendait d’une famille ancienne et réputée de Charlottesville.  Seulement on n’en trouvait trace nulle part.  Ses deux parents étaient morts, affirmait-il, précocement, tragiquement, dans un accident de la route, et la maison familiale avait été vendue, puis rasée pour de nouvelles constructions – il évitait toujours de dire exactement dans quel quartier elle se trouvait.  Tout ce qui touchait à son histoire personnelle était vague, flou, changeant même, selon les jours et selon qui il avait en face.  Mais Mary était sous le charme. Pour elle, il était beau, attentionné, un parfait  gentleman, loyal, drôle, travailleur, très amoureux d’elle, et ils partageaient tant de choses…

Mythomanie ? (nouvelle)

                        Pour mon premier roman, plutôt autobiographique, comme tout premier roman, plus ou moins naïf et maladroit aussi, j’avais fini, malgré tout, par trouver une nouvelle maison d’édition en Californie, qui a bien voulu l’accepter.  Je faisais mes premiers pas en littérature et cette petite maison indépendante  aussi, sous le nom de « La plume bien taillée » - nom d’autant plus ridicule que, de nos jours, plus personne n’écrit au stylo et encore moins à la plume.

         Peu importe.  La jeune patronne sortait de stage dans le monde de l’édition, et les revenus de son mari permettaient qu’elle fonde sa propre entreprise.  Elle avait des connaissances bien placées à Londres. Comme j’étais sa première et, pour l’instant, unique auteur, elle a tenu à m’expédier outre-Atlantique pour présenter notre bel ouvrage lors d’un Salon du livre réputé.

         Ayant déambulé toute la journée parmi les stands et discuté avec des auteurs d’un peu partout dans le monde anglophone, j’étais ensuite conviée, grâce toujours aux amis de mon éditrice, à un dîner huppé. Tout le monde n’y avait pas ses entrées.