Alliance Divine

Cartes et livret entièrement bilingues (français-anglais)

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Thé-au-logis avec mes chats

le « dernier-né » des ouvrages de Louise !

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Si une langue est un voyage de l’âme, je me suis incarnée en ce monde avec une valise !  Partie d’une contrée qui s’appelle « l’anglais », j’arrive à une autre, celle du français.  Sur la page je trouve ma patrie, quelle que soit l’expression choisie.  J’aime ce qui s’y passe : cette rencontre trinitaire de l’auteur, du lecteur et de la page qui nous rassemble. Ainsi se réalise le mystère, constamment renouvelé, de nos retrouvailles, grâce au médium insaisissable de la conscience, où vogue la pensée.  Je remercie tous ceux qui acceptent d’entrer dans ce partage avec moi.

Louise Thunin, née aux Etats-Unis, est auteur bilingue.  Elle a publié des nouvelles, des romans et des livres-témoignage de son activité en tant qu’aumônier, dans un établissement pénitentiaire pour hommes. Louise à créé un « oracle » psycho-spirituel, Alliance divine, cartes de sagesse biblique, accompagnées d’un livret explicatif. La présentation en est entièrement bilingue.  Ce jeu, aux illustrations frappantes, est unique en son genre. On peut l’utiliser seul ou en groupe.

Si je t’aimais

Un jour tu m’as demandé si je t’aimais. Ta voix était inquiète, insistante.
Devant l’immensité de la question je n’ai rien su répondre.
Aimer ? C’est quoi, aimer ?
On croit savoir et puis on nous demande et puis on ne sait plus. Le mettre en mots, quelle gageure ! Il y a l’amour maternel, l’amour romantique, l’amour érotique, l’amour jaloux, l’amour mystique, l’amour fou…
Je pouvais te dire que j’aimais être avec toi, me balader, deviser, que j’aimais que tu me serres dans tes bras, mais est-ce que je t’aimais ?
Lâchement, et honnêtement sans doute, j’ai dit, Je ne sais pas.


Si je t’aimais, j’aurais su que c’est par toi que la lumière fut et que la terre prit forme. J’aurais su que c’est toi qui parsèmes la voûte céleste de galaxies tournoyantes à l’infini et qui au matin déplies l’aurore. J’aurais su que tu fais rentrer les marées à l’heure et règles le ballet des planètes.
Mais pour moi tu ne faisais rien de tout cela. J’en déduisis que je ne t’aimais pas. Si un jour tu partais, mon ciel ne s’effondrerait pas ni le sol ne se déroberait sous mes pas. Si tu partais, je poursuivrais un chemin caillouteux, rugueux parfois, droit et ombragé à d’autres fois. Mais un chemin, le mien.
Et puis ce jour es venu et tu es parti.
Le chemin a débouché sur un désert où, assoiffée, j’ai appris ce que ma raison m’avait refusé. J’ai appris l‘esseulement, le dépeuplement. Il m’a fallu pour enseignantes les dunes brûlantes et les nuits glaciales, la solitude de la tente dressée au milieu de nulle part. Ce jour-là j’ai appris que je t’aimais.