Alliance Divine

Cartes et livret entièrement bilingues (français-anglais)

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Thé-au-logis avec mes chats

le « dernier-né » des ouvrages de Louise !

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Si une langue est un voyage de l’âme, je me suis incarnée en ce monde avec une valise !  Partie d’une contrée qui s’appelle « l’anglais », j’arrive à une autre, celle du français.  Sur la page je trouve ma patrie, quelle que soit l’expression choisie.  J’aime ce qui s’y passe : cette rencontre trinitaire de l’auteur, du lecteur et de la page qui nous rassemble. Ainsi se réalise le mystère, constamment renouvelé, de nos retrouvailles, grâce au médium insaisissable de la conscience, où vogue la pensée.  Je remercie tous ceux qui acceptent d’entrer dans ce partage avec moi.

Louise Thunin, née aux Etats-Unis, est auteur bilingue.  Elle a publié des nouvelles, des romans et des livres-témoignage de son activité en tant qu’aumônier, dans un établissement pénitentiaire pour hommes. Louise à créé un « oracle » psycho-spirituel, Alliance divine, cartes de sagesse biblique, accompagnées d’un livret explicatif. La présentation en est entièrement bilingue.  Ce jeu, aux illustrations frappantes, est unique en son genre. On peut l’utiliser seul ou en groupe.

Peut-on lâcher prise tout seul ?

J’ai une amie douée pour les conseils d’ordre psycho-spirituel, et son maître mot c’est « lâche prise ! »  Je veux bien, mais ce n’est pas du tout évident.  Peut-on lâcher prise tout seul ?  C’est qu’on s’accroche à nos ennuis, nos soucis, nos peines !  Inconsciemment, on a l’impression peut-être qu’ils aident à nous définir, qu’ils nous donnent de la consistance.  Il n’en est rien, bien sûr. Ou encore, on voudrait bien les déposer, mais ces fichus soucis sont obsessionnels et reviennent sans être invités. 

C’est comme si on traînait une valise lourde dans le train, en criant, « Aidez-moi ! », et voici une personne qui vient offrir de la soulever pour nous, mais nos doigts restent agrippés à la poignée.

Voilà mon maître

Bon sang, le voilà encore, ce politicien (cette politicienne) qui m’insupporte !  On entend une version de ça tous les jours, pas vrai ?  Que ce soit aux Etats-Unis ou en France, où j’habite.  Les gens ont le poil hérissé, et la plupart d’entre eux sont sûrs qu’ils font une analyse lucide et juste de la situation, la personne, le programme. Je suis pareille. Mais lorsque je sens que les racines de mes cheveux commencent à se dresser (un peu comme ma chatte Kallie, quand elle fait face à ce matou tigré dans le jardin), je pense à ce que nous conseillent les Bouddhistes en pareil cas : ne pas se dire, « Le/la voilà, ce(tte) & !;@* » mais, « Tiens, voilà mon maître ».

J’ai rencontré Job à la Maison d’arrêt

Appelons-le  « Joseph ».  Je l’ai vu en sac de deuil, la tête couverte de cendres, sur son tas d’ordures, des croûtes plein la peau.  Métaphores, évidemment.  Joseph est un homme fin, doté d’une compréhension subtile des personnes et des choses, d’un sens délicieux de l’humour derrière lequel il cache sa souffrance—rien qu’un temps—car lorsqu’il entre dans le récit de sa vie, on n’entend plus qu’elle.

Ses parents n’ayant pas réussi à le tuer à force de coups, ils l’ont déposé devant un couvent.  Ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil (onze en tout), il se  dit colis postal.